Croyances et Mythes |
| De nos jours, diverses croyances sont parvenues jusqu'à nous et nous les croyons encore. L'homme préhistorique était comme nous très intelligent et curieux de ce qui l'entourait. Il a dû remarquer le changement des saisons ainsi que le mouvement des troupeaux d'animaux. En regardant le ciel il a dû repérer les phases de la lune et mettre en corrélation tout ce qui se passait autour de lui. Si la lune a un cycle régulier sur lequel on peut compter, il aura remarqué les étoiles. Les étoiles bougeaient dans le ciel nuit après nuit, seule la Grande Ourse restait toujours visible dans l'hémisphère nord. Ce groupe d'étoiles est très facile à repérer dans le ciel : il sagit d'un rectangle formé de quatre étoiles : Dubhe, Megrez, Merak et Phecda auxquelles s'ajoute un long manche formé par l'alignement d'Alioth, Mizar et Alkaïd. Si l'on prolonge le bord extérieur de cette forme de casserole, on atteint l'étoile Polaire. L'homme préhistorique n'a pu que remarquer cette forme particulière est très identifiable qu'est la casserole, puis au fil des temps a observé les mouvements des autres étoiles et planètes. Ces mouvements dans le ciel ont certainement été le point de départ d'histoires qui sont devenues des mythes. Etude de Julien D'HuyUn ours dans les étoiles de Julien D'Huy. Dans son étude "un ours dans les étoiles", Julien D'Huy nous démontre que ce que nous nommons la Grande Ourse dans le ciel est un mythe qui a son origine à l'époque du paléolitique. Le mythe:En Eurasie et en Amérique du Nord, les étoiles formant le bras de la constellation dite de la Casserole sont souvent interprétées comme des chasseurs, et la casserole elle-même comme un cervidé ou un ours, poursuivi ou tué par ses assaillants. En étudiant ce mythe, Julien D'Huy est parti du postulat suivant : plus le mythe est éloigné dans l'espace ou dans le temps, plus les divergences augmentent. Toutes les divergences ont été répertoriées et codées de façon binaire grâce à un algorithme phylogénétique de distance Bio Neighbor Joining (arbre 1), implémenté dans SplitsTree4, afin de déterminer l'arbre historique optimal. Il a ensuite été soumis à Mesquite pour obtenir un nouvel arbre à partir de la même matrice de données. Celui-ci a été obtenu en minimisant au maximum le nombre de changements dans l'arbre et la matrice. Puis il a utilisé la méthode SPR (subtree pruning and regrafting) pour tester la disposition de l'arbre dans l'espace. Cet algorithme heuristique permute des parties de l'arbre, en cherchant à obtenir le meilleur arbre possible. Nous avons ainsi obtenu l'arbre 2 (enraciné chez les Khanty, treelength for character matrix: 74. L'étude de Julien D'Huy corrobore les études sur les premières migrations humaines. L'origine du mythe de la casserole, interprété comme une chasse cosmique, date de plus de 15 000 ans ; selon l'étude, elle serait venue d'Asie pour se diffuser ensuite en Amérique du nord via le détroit de Béring. La première version du motif de la chasse cosmique associée à la Grande Ourse serait la suivante : « Un unique cervidé est pourchassé par un seul chasseur. L'animal est vivant quand il devient la constellation de la Grande Ourse. » L'arbre semble être enraciné en Asie, chez les Khanty, l'enracinement de l'arbre par un mythe grec préservait le groupement géographique des mythes, et présentait l'ordre de succession suivant : Grèce / Asie / Colombie-Britannique / Amérique du Nord-Est. D'après Julien D'Huy, on retrouve peut-être le mythe de la Chasse cosmique d'après des dessins rupestres en Carélie, en Sibérie et dans le nord de la Mongolie, ainsi qu'en Dordogne avec la scène du puits de Lascaux et les mythologies grecques et basques. Toujours d'après Julien D'Huy, la grande ancienneté du mythe sur le continent européen peut être étayée par un récit basque. En effet, les populations basques du sud-est de la France ont été épargnées par les migrations indo-européennes..... En nous inspirant de la théorie de l'aire ancestrale de Sapir, selon laquelle la région de la plus grande divergence indique le territoire d'origine d'une langue, nous pouvons conclure que les hommes du paléolithique européens connaissaient probablement le motif de la Chasse cosmique. Celui-ci se serait seulement conservé dans le Pays Basque, grâce à des conditions exceptionnelles, et aurait eu plusieurs milliers d'années pour évoluer. Nous obtenons ainsi une confirmation indirecte de la fécondité de la méthode phylogénétique pour traiter les mythes et remonter à leur préhistoire." Dans la grotte de Lascaux la scène du puits pourrait être une illustration d'un motif de Chasse cosmique. Les images pariétales de la grotte représenteraient des évènements célestes expliquant les saisons, comme les prémisses de l'accouplement chez les chevaux (printemps), les aurochs (été) et les cerfs élaphes (automne). C'est le rythme, voire la régénération du temps, qui serait de ce fait symbolisé, liant le temps biologique au temps cosmique, comme le fait le motif de la Chasse cosmique, par exemple en expliquant le retour cyclique de l'automne. Sachant que les migrations à travers le détroit de Béring étaient impossibles après 15 000 ans puisque la glace fondait, le mythe a certainement une origine très ancienne datant du paléolithique. Je pense donc que l'on a déjà au paléolithique des êtres qui sont symbolisés par des étoiles. Etude de Michael Witzeld'après Michael Witzel, professeur de sanskrit à Harvard (Massachusetts), les mythes fondateurs ont tous une origine commune remontant au paléolithique.Il remonte à quelques Homo Sapiens qui sont sortis d'Afrique il y a 65 000 ans à 35 000 ans avant de se répandre sur la surface de la Terre. Pour lui deux mythes se sont dégagés : le mythe gondwanien et le mythe laurasien. Le mythe gondwanien se serait répandu par l'intermédiaire des hommes sortis d'Afrique il y a 60 000 ans. Ils suivirent la côte de la mer d'Oman et du golfe du Bengale, traversant ensuite les îles de la Sonde pour atteindre l'Australie, la Tasmanie et une partie de la Mélanésie. Un autre groupe distribue le mythe Laurasien en se déplaçant au sortir d'Afrique il y a 40 000 ans vers le nord pour se répandre en Asie orientale et ainsi finir en Amérique. Le mythe LaurasienLes mythologies du groupe Laurasien qui englobent nos mythes occidentaux de la mythologie grecque d'Hésiode, l'Edda islandais, le Popol-Vuh maya, mais aussi les mythologies de l'Egypte antique, de la Mésopotamie, du Japon ou encore de l'Inde se ressemblent toutes et partagent une "story line" commune, un enchaînement d'une quinzaine d'éléments qui se retrouvent à peu près toujours dans le même ordre, depuis la création de l'univers.- Le monde est créé du néant ; - Deux figures divines émergent, - L'une masculine (le Ciel), l'autre féminine (la Terre) ; - Des divinités naissent (titans géants) - Ces divinités se combattent. - L'un des dieux terrasse un dragon. - Les humains sont créés par volonté divine. - Il y a un esprit "farceur" puis se rendant coupables d'un excès d'orgueil - Ils sont punis par une innondation. Dans la mythologie grecque Gaïa (la Terre) et Ouranos (le Ciel), on y voit des dieux qui combattent, des titans, Apollon tue le serpent. De même le "déluge" apparaît avec la sanction punitive de Zeus et à laquelle seuls Pyrrha et Deucalion, échappèrent finalement. Même la mythologie judéo-chrétienne/musulmane , pourtant tardive et marquée par la révolution monothéiste, contient encore bon nombre d'éléments laurasiens. Dans la Genèse biblique, la création du monde commence comme dans le mythe par la séparation du Ciel et de la Terre, le mythe du déluge existe avec Noé comme survivant. Les divinités primordiales sont bien là, avec Elohim, parfois utilisées dans le texte hébraïque et commodément traduit par « Dieu », alors que c'est un mot pluriel à l'origine. Il y a aussi une communauté d'anges, sorte de déités secondaires. L'affrontement entre divinités se dessine aussi : l'un des anges finit vaincu, déchu, et n'est autre que Satan, l'esprit "farceur" sous forme d'un serpent qui incite Adam, à croquer le fruit de la connaissance, faisant commencer l'histoire. En ce qui concerne le serpent/dragon , on le trouve dans la mythologie nordique : Beowulf triomphe du dragon ; en Egypte , c'est le dieu Seth qui pourfend le reptilien Apophis ; en Mésopotamie , Mardouk abat Apsou ; dans le monde indo-iranien, c'est Indra , seigneur de la foudre, qui tue le serpent Ahi ; en Chine, c'est la déesse Nuwa qui démembre le dragon noir; dans le shinto japonais , c'est Susanowo, dieu de la mer, qui élimine le serpent Yamata-no-Orochi. Michael Witzel a comparé successivement les grandes traditions mythologiques au sein de chaque grande famille linguistique. Il a également utilisé les données archéologiques, génétiques, et même la paléoclimatologie : en effet, il est possible de dater le passage des populations arrivées par le détroit de Béring qui date de 20 000 ans avant la remontée du niveau des océans. Ces idées sont explorées depuis de nombreuses années par des chercheurs comme Youri Berezkin (Musée d'ethnographie et d'anthropologie de l'Académie des sciences de Russie) ou Jean-Loïc Le Quellec (Centre d'étude des mondes africains et CNRS). Mais Michael Witzel est le premier à les pousser jusque dans leurs limites, en utilisant l'ensemble des savoirs accumulés par les sciences expérimentales. Le mythe du TaureauEn remarquant sur le site de Göbekli Tepe un taureau gravé sur un pilier qui rappelle l'iconographie du taureau égyptien de l'Egypte antique, j'ai décidé d'aller plus loin et j'ai constaté que le taureau était omniprésent dans beaucoup de mythes, et cela dès le paléolithique.
La photo de gauche représente un pilier du site de Göbekli Tepe orné de trois animaux dont un taureau et un oiseau,
une grue semble-t-il. Ce site daté
de 12 000 ans d'âge et d'autres recherches suggèrent que le site réserve encore des vestiges enfouis datant de 15 000 ans.
J'attire votre attention sur le taureau orné de ce qui semble être un disque solaire entre les cornes et de la grue plus en bas.
Sur l'image de droite représentant une stèle dédicacée par le portier de Horudja au temple du dieu taureau Apis trouvé au Serapeum de Saqqara en Egypte et exposé au Louvre, nous trouvons aussi un taureau surmonté du même disque solaire. Surprenant non? Dans le grand cycle de la précession des équinoxes des égyptiens, l'âge de l´adoration du Taureau Apis prit naissance quand le Soleil de printemps commença à se lever dans la constellation du Taureau, un avatar du dieu Ptah (Osiris). Il fut suivi par l'âge et le culte du bélier Amon, lorsque le soleil de printemps se lève dans la constellation du Bélier. MNEVIS (Rê) est le nom grec du taureau sacré de l'Égypte antique, incarnation terrestre du dieu RE (son ba) et médiateur du dieu ATOUM. Choisi par des prêtres selon des critères très stricts (dont un pelage noir), il était vénéré dans le temple d'Héliopolis, et il est momifié et enterré dans une nécropole qui lui est dédiée. Il est représenté sur les parois des temples et des tombeaux sous la forme d'un taureau portant un disque solaire et un uræus. Quand OSIRIS est associé au Taureau APIS, cela donne le feu réalisateur de PTAH, plus connu à l'époque grecque sous le nom de SERAPIS. Il est aussi HAPY, l'un des quatre fils de HORUS et représente la crue du Nil et le signe du VERSEAU. L'iconographie représente APIS sous la forme d'un taureau coiffé du disque solaire avec souvent un cobra royal. À l'époque gréco-romaine, s'instituera à Alexandrie le culte du dieu SERAPIS, association de Pluton, Apollon et du taureau défunt devenu OSIRIS (Ousir-Apis). Ainsi le taureau APIS symbolise les trois facettes essentielles du divin : la création (Ptah), la vie (Rê) et la mort (Osiris). Puis selon la croyance, APIS était issu d'une vache fécondée par le dieu PTAH qui se serait manifesté à elle sous la forme d'un feu céleste. Ce n'et pas tout, en Afrique du nord l'art rupestre, post glaciaire, présente aussi des buffles sauvages portant un disque solaire entre leurs cornes, ce qui selon certains exprime la puissance de leur divinité. Poursuivons avec les images suivantes.
Ces deux images sont toutes les deux tirées de la grotte de Lascaux en Dordogne . Nous y voyons
sur chacune d'elle le taureau.
L'image de droite est un taureau surmonté de petits points noirs. Certains scientifiques y voient les Pléïades.
Le taureau serait donc déjà "une divinité"!!!
Sur l'image de gauche une troublante scène du puits (dessinée dans un puits) qui tend à nous informer que le taureau est dans le ciel. L'homme y est allongé. En dessous nous y voyons un oiseau. Je vous rappelle que sur le pilier de Göbekli Tepe il y avait aussi un oiseau mais apparemment différent. N'oublions pas que Chantal Jégues-Wolkiewiez a découvert que La lumière inondait la paroi lors du soltice d'été. La grotte aurait donc une fonction. De plus, l'ethno-astronome Chantal Jégues-Wolkiewiez, prétend qu'en superposant le ciel préhistorique à la paroi de la grotte de Lascaux, la constellation du Taureau avec ses Pléiades correspondrait au grand Taureau du mur de Lascaux avec ses sept points au-dessus pour les Pléiades. L'oeil du Taureau de Lascaux est entouré de points tels ceux des Hyades entourant Aldébaran qui est l'oeil du Taureau de la constellation. L'Aurochs moucheté dont l'oeil est presque en face du premier taureau, comme l'étoile Antarès est presque en face de l'étoile Aldébaran. Des scientifiques demandent tout de même que cette théorie soit confirmée par un groupe de spécialistes rassemblant plusieurs disciplines. Mais ce que Chantal Jégues-Wolkiewiez a aussi découvert, c'est que l'entrée originelle de la grotte est traversée par un rayon lumineux qui va jusqu'à la salle des taureaux au soltice d'été. De Dordogne, du Lot ou de l'Yonne le soleil illumine de lumière beaucoup de parois ornées soit au soltice d'été, soit au soltice d'hiver. Ce qui démontre tout de même que les grottes ornées devaient avoir un but. L'astronome Felix Schmeidler a aussi reconnu des constellations dans la grotte de Lascaux. Sur la tête du bison, Schmeidler a reconnu l'étoile Deneb, de la constellation du Cygne. Sur l'Homme : Delta du Cygne, une autre étoile. Sur l'oiseau-lyre : Vega de la Lyre. A l'arrière du bison: Altaïre, de la constellation de l'Aigle et une autre qui pourrait être Gamma Aquilae, même constellation. Tout cela correspondant à une vue du ciel de 17 000 ans avant Jésus-Christ et, qui plus est, montrant la localisation du Nord Céleste à 45° au-dessus de l'horizon, à la latitude de Lascaux ! Norbert Aujoulat propose une autre hypothèse qui est plus largement acceptée à propos des parois ornées de Lascaux : Chevaux, taureaux et cervidés ont été saisis à la période du rut, de la création de la vie. En ce qui concerne la composition des fresques, il y a un ordre, toujours le même qui l'a frappé et qui l'entraîne sur une piste personnelle : celle du cycle de la reproduction : « Ces hommes ont peint d'abord les chevaux, puis les taureaux et enfin les cervidés. Les chevaux ont encore un pelage d'hiver et entrent dans la période du rut, c'est le début du printemps. Chez les aurochs, on reconnaît une vache suitée. Son veau a trois ou quatre mois, nous sommes en été. Les cerfs quant à eux avec leurs bois majestueux et leurs yeux révulsés sont en plein brame, c'est donc l'automne. Tous ces instants illustrent pour moi la création de la vie. Et au-delà, la genèse du monde. » Selon André Leroi-Gourhanl'art pariétal au paléolithique supérieur suit un ordre de préséance invariable des figures animales tant à Lascaux ou à Altamira que dans les grottes peintes de Russie ou du Caucase. La place centrale est toujours occupée par le binaire Taureau (ou Bison) Cheval. Le taureau représente souvent l'élément féminin en relation avec la lune et le cheval l'élément masculin. Menghinétablit un rapport entre le croissant de lune et les figures féminimes du paléolithique supérieur comme la Vénus de Laussel tenant une corne à la main. En Afrique du nord l'art rupestre post glaciaire présente des buffles (taureaux) sauvages portant un disque solaire entre leurs cornes ce qui selon certains exprime la puissance de leur divinité.
A Çatal Hüyük, situé pas très loin de Göbekli Tepe en Turquie date de 10 000 ans. Les archéologues ont escavé le plus ancien village néolithique d'où on ne sortait des maisons que par les toits. Il semble bien qu'à l'aube de l'histoire les cornes du taureau aient été intimement liées à la lune, le taureau y est représenté de façon monumentale, sous forme de bucranes d'argile accrochés aux murs, de piliers hérissés de cornes, ou en figure centrale de fresques peintes où le taureau lui-même apparait comme l'animal favori de la grande déesse mère qui, les jambes écartées et le ventre saillant donne naissance à des taureaux alors que les bucranes d'argile sont disposés sous elle et semblent procéder d'elle. Les sociétés mégalithiques à la révolution néolitique ont mis 3 000 ans pour aller de Çatal Hüyük à l'ouest de la France. Sur leurs palissades qui entouraient leurs villages étaient dressés des crânes de taureau. Chez les gaulois le dieu au taureau Tarvos. Tarvos est le dieu taureau primordial. C'est un taureau géant, aussi bien bénéfique que destructeur. Il était souvent représenté avec trois grues comme sur le pilier de Göbeklî Tepe présenté précédemment. Son culte était assez répandu. On le voit représenté sur le pilier de Nautes. A Sumer en Mésopotamie , au début de cinquième millénaire BP . Le dieu AN ( signifiant "ciel") était représenté par un taureau dont le mugissement était comparé au tonnerre. AN est le plus grand des dieux et personnifie le ciel. Il dirige tout l'univers. Il fait germer les semences et le blé. A Babylone , Mardouk prend la forme du « taureau noir de l'abîme ». Toujours au cours de la mythologie Assyro-babylonienne, la déesse Ishtar, repoussée par le héros Gilgamesh, demande à son père, le dieu suprême Anou, (le ciel), de créer un taureau céleste pour l'envoyer contre lui. Gilgamesh vainc le taureau céleste. Anou porte la tiare à cornes, symbole de la toute-puissance. A Ninive le le dieu assyrien Ashour (le bienveillant) devint le Seigneur des dieux, créateur du ciel et de l'enfer et des hommes. Dieu guerrier monté sur un taureau, époux de la déesse Ishtar. Adad , le dieu des orages et de la fertilité est représenté debout sur un taureau ou par le taureau lui-même pour représenter la fertilité. Chez les sémites occidentaux, le taureau symbolise El, le grand dieu solaire , représentant chez les cananéens la force et la puissance. Chez les phéniciens Le dieu Baal, a aussi le taureau comme animal-attribut. Chez les peuples altaïques Le Boeuf-cendre représente la Terre mère en face du cheval blanc incarnant la force céleste mâle tant la représentation du couple terre-ciel. Chez les boschimans, les esquimaux et au Pérou, l'ensemble foudre orage pluie était considéré comme une hiérophanie de la lune. Dans les tribus Bechouana, Bassoutos, Baronga, d'Afrique Noire, des magiciens appelés iniangas, ont le pouvoir de faire venir la pluie. A cet effet, ils sacrifient des boeufs noirs afin d'attirer les nuages noirs. Chez les peuples minoéens de Crète le culte du taureau et le symbolisme multiplié de ses cornes sont en relation avec la puissance de la lune, de la figure de la femme et de la mère divines. puis plus tard nous avons Le Minotaure qui était encore un taureau. Odin, le dieu principal de la mythologie nordique et germanique est représenté coiffé d'un casque à deux cornes, ainsi que Freyr, le dieu de la fécondité. Les slaves de la Baltique adoraient le dieu Sviatovit, représenté avec quatre têtes, et une corne de taureau remplie de vin dans la main droite. Le grand prêtre examinait chaque année la corne de vin : si elle contenait encore du vin de l'année précédente, l'année serait bonne, sinon, elle serait mauvaise. Voloss était le dieu du bétail. Les Lituaniens avaient le culte des animaux, les aurochs (ancêtres des taureaux) en étaient pour eux les principaux. Ils étaient les protecteurs du peuple et les guerriers portaient leurs peaux en guise d'amulette contre la mort dans les batailles. En Inde la monture de Civa (Shiva) est le taureau Nandi. La vache est toujours un animal sacré. les grands dieux Indra, Agni et Civa prennent souvent l'apparence du taureau ; parfois représentés sur des statues atteignant jusqu'à six mètres de haut comme à Tanjore. En Chine, Lao-Tseu est représenté comme un vieillard à la barbe blanche, parfois monté sur un buffle. Au Japon , Dai-Itoku-Myôô , manifestation terrible d'Amida, plus puissant que le dragon, est représenté entouré de flammes et assis sur un boeuf blanc. Toujours au Japon, Les Oni des Enfers (diables-démons), sont rouges ou verts, avec des têtes de boeuf ou de cheval. Mithra est un dieu étranger à la péninsule italienne, cependant les romains, en particuliers les soldats, l'ont vénéré au point que certains empereurs souhaitaient en faire le dieu de l'Empire. Mithra est une divinité indo-aryenne qui apparaît dès le XIVe siècle avant notre ère dans les textes mitanniens et qu'on retrouve dans le Veda, où elle occupe une place importante, qu'elle perdra au cours de l'évolution de la religion indienne vers le brahmanisme. (Son nom sanskrit signifie « traité ».) Dans l'Avesta, livre religieux des anciens Perses, Mithra apparaît associé à Varuna et à Ahura-Mazdâ (Ormuzd), la divinité suprême. Il y est lié à la lumière et au soleil, qui est son « oeil », et au taureau, le sacrifice du taureau - principe fécondateur de la terre - par Mithra se retrouvant dans les Veda. Selon un récit reconstruit à partir des images et de quelques témoignages écrits, le dieu Mithra naît d'une pierre (la petra generatrix) près d'une source sacrée, sous un arbre lui aussi sacré. Au moment de sa naissance il porte le bonnet phrygien, une torche et un couteau. Adoré par les pasteurs dès sa naissance, il boit l'eau de la source sacrée. Avec son couteau, il coupe le fruit de l'arbre sacré, et avec les feuilles de cet arbre se confectionne des vêtements ; on constate ici des similitudes troublantes avec les trois religions monothéistes. Il rencontre le taureau primordial quand celui-ci paissait dans les montagnes. Il le saisit par les cornes et le monte, mais, dans son galop sauvage, la bête le fit tomber. Cependant, Mithra continua à s'accrocher aux cornes de l'animal, et le taureau le traîna pendant longtemps, jusqu'à ce que l'animal n'en puisse plus. Le dieu l'attacha alors par ses pattes arrière, et le chargea sur ses épaules. Ce voyage de Mithra avec le taureau sur ses épaules se nomme transitus. Pour finir, le symbole du taureau est parvenu jusqu'à nous et est présent dans la première lettre de notre alphabet: le "A". Voici l'évolution du "A" à travers les âges.
Les trois religions monothéistes: judaisme, christianisme, islamDe fait, il y a des similitudes entre toutes les religions et ainsi de même pour nos trois religions monothéistes. En effet L'islam, le christianisme et le judaîsme ont le même dieu à l'origine et partent d'une même histoire. La Genèse, Abraham, Eli, Moïse etc... A l'avènement du Christ les chrétiens sont apparus pensant que le Christ était le messie attendu. A l'avènement de Mahomet , les musulmans l'ont pris comme veritable messie reléguant le Christ en tant que prophète. Les Juifs attendent toujours leur messie.Tout ceci pour souligner combien ces trois religions sont liées et leur origine est commune. Reculons dans les temps anciens, le temps ou des trois religions il n'y avait que le judaïsme. Nous avons vu que chez les sémites occidentaux , symbole de la force créatrice, le taureau représente El , dieu des dieux syriens , l'Elohim des Patriarches hébraïques immigrés en Palestine. Dieu est souvent appelé Elohim comme si c'était un seul dieu, or Elohim est un mot pluriel à l'origine qui fait référence au panthéon sumérien. Nous trouvons dans le judaïsme la genèse le ciel et les enfers, le purgatoire, l'arche de Noé et Abraham qui venait de la ville d'Ur en Mésopotamie. Or, en Mésopotamie nous retrouvons les Elohim, Les dieux mésopotamiens , La genèse et l'arche de Noé avec Gisalmeth. Le principal dieu : An est représenté par un taureau lui aussi. Enki et Enlil portent un chapeau à corne. L'univers est vu comme une sphère dont le ciel est la voûte, la surface terrestre est le plan et le sous-terre est le symétrique de la voûte. Le ciel et le sous-terre comportent plusieurs niveaux. Le ciel le plus élevé, l'en-haut, est la demeure de An ; la demeure intermédiaire, l'atmosphère, est la demeure d'Enlil ; le sous-terre supérieur (eaux souterraines) est la demeure d'Enki, et le sous-terre inférieur, séjour des âmes et des défunts, celui de Nergal, , dieu du bas de la Terre (p 220). Cette cosmologie est proche de ce qu'elle était dans l'occident chrétien à l'époque de Copernic héritée elle-même du judaîsme. Comme le judaïsme s'est divisé en trois branches, il est lui-même issu d'une religion où il y avait plusieurs dieux, mais dont les sources, bien que modifiées quelque peu au cours des temps, raconte la même histoire. Récapitulatif de certains MythesJe me suis permis de récapituler certains mythes pour une meilleure vision globale à travers les civilisations. Tableau de comparaison des mythes.ConclusionLes premières adorations ou croyances étaient focalisées sur des animaux. Les premiers hommes trouvèrent en eux un cycle de vie, une fonction de protection, une soumission à des lois omniprésentes qui défilaient devant eux comme le cycle des saisons, et un exemple à suivre pour vivre en groupe.Les premières gravures d'animaux étaient dans les grottes préhistoriques où le taureau tenait une grande place. Puis le taureau se retrouve sur les piliers de Göbekli Tepe. Si l'on remonte encore on arrive à Çatal Hüyük ; ce peuple néolithique d'il y a 8 000 ans ornait ses murs de têtes de taureaux et donc pratiquait d'une façon claire ce culte du taureau. Les égyptiens connaissaient la constellation du Taureau qui était essentielle pour l'agriculture sur le Nil. Ils attendaient avec impatience la levée de Sirius. On sait aussi que les sumériens connaissaient les constellations et avaient comme chef des dieux An, représenté au début par un taureau. Nos ancêtres préhistoriques chasseurs cueilleurs qui devaient se raconter des histoires autour du feu, avaient pour plafond le ciel étoilé. Il serait naturel de penser que les histoires faisaient partie de leurs temps de repos et de retrouvailles et qu'elles se situaient dans les étoiles. Il ne serait pas déraisonable de penser que pour dédramatiser la mort d'un être cher, on pérénise des histoires, ne serait-ce qu'au début pour les enfants, où l'être aimé survit dans les étoiles, et de fil en aiguille ces histoire sont devenues des mythes.. En Amérique du sud , Les quechuas (incas) exposaient leur roi mort momifié pendant la procession ; une autre façon aussi de diviniser un ancêtre qui prouve l'aspect spirituel que l'homme peut réserver à ce qui l'entoure. Enfin nous avons l'exemple avec Julien d'Huy de la constellation de l'Ourse et comment elle a évolué à travers le temps et celle de Michael Witzel qui nous dessine le chemin de l'histoire de la genèse. Avec le temps, certains humains se sont sédentarisés et sont devenus agriculteurs. Le cycle des saisons a pris alors une plus grande importance. Ceux-ci, en vivant en communautés sédentaires ont dû codifier leur vie et vivre aux rythmes des cultures en espèrant de bonnes récoltes. Les égyptiens connaissaient la constellation du Taureau qui était essentielle pour l'agriculture sur le Nil. Ils attendaient avec impatience la levée de Sirius. Avec le changement de vie en Egypte (de chasseurs cueilleurs aux cultivateurs), des divinités comme Osiris Seth et Horus sont apparues et ont supplanté les idoles d'animaux comme le taureau. Pour que les dieux soit plus universels, les égyptiens ont incorporé leurs anciennes divinités, c'est ainsi que les nouvelles divinités prirent l'aspect de plusieurs animaux assurant ainsi pour leurs adorateurs des fonctions diversifiées ; un seul Dieu peut ainsi convenir à plusieurs demandes. Petit à petit l'iconographie du taureau s'est perdue dans les âges. Les sumériens connaissaient aussi les constellations et avaient comme chef des dieux An qui était bien sûr représenté au début par un taureau.(Encore une fois la prolongation des mythes des chasseurs cueilleurs de la préhistoire). Ainsi, dès le commencement les dieux s'inscrivent dans les étoiles, à l'instar de la religion grecque puis de la religion romaine qui illustrent un très bel exemple d'évolution des sociétés et des religions qui pointe la migration des dieux grecs vers les dieux romains. En effet les dieux sont les mêmes, établis dans les cieux mais prenant des noms différents, en l'occurence nos chères planètes ont des noms de dieux romains. Les mythes comme la genèse et toutes les autres religions s'y développent et donnent naissance à d'autres religions. Malheureusement ces dernières religions monothéistes deviennent intolérantes aux autres religions et nous mênent même sur les chemins de la guerre en provoquant notre destruction. Il faut aussi noter que bien que les catholiques aient un seul dieu, ils sont revenus un peu sur leurs pas en faisant des offrandes multiples à de nombreux saints.. Mais l'homme a oublié qu'il fait partie comme chaque être de la "Déesse Nature" et que la force de l'évolution peut nous faire disparaître tout comme elle a rayé de la carte le monde des grands dinosaures. Quoi qu'il en soit avec Dieu ou sans dieu, acceptons nos différences, le but est de vivre de façon éthique en respectant l'autre, quoi qu'il soit. Cultivons les afin que nos forces unies perdurent dans la nuit des temps car ce que nous faisons maintenant résonne pour l'éternité. Nous sommes plus forts ensemble, sans discrimination, pour appréhender notre avenir et il est grand temps, êtres de conscience, de toute contrée, de toute religion, de toute philosophie. |
       
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