Formation de L'univers
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Notre corps est composé de molécules qui sont elles-mêmes composées d'atomes, forgés dans les étoiles par des réactions nucléaires.

Nous sommes donc des poussières d'étoiles qui se sont un jour retrouvées dans une grande nébuleuse qui s'est effondrée et qui a donné naissance à notre soleil.

Ainsi, nous descendons des astres et des galaxies. Nous faisons partie d'un tout qui est : l'univers avec ses étoiles, avec la vie et ses bactéries, ses plantes, ses animaux, ses singes dont nous.



Ce que l'on sait de l'univers.

Notre univers a 13,77 milliards d'années et a une taille d'environ 45 milliards d'années-lumières.

4.9% de l'énergie de l'univers est composée de matière ordinaire (celle que nous connaissons)

25.9% est composée de matière noire, on devrait dire transparente, cette forme hypothétique de matière reste encore de type inconue.

69.2% est composée de ce qu'on appelle l'énergie noire distinct de la matière noire, elle est de type répulsive et éloigne les galaxies les unes des autres.

L'univers est en perpétuelle évolution. Les galaxies s'éloignent, mais il ne s'agit pas d'un mouvement des galaxies. C'est l'univers qui est en expansion, qui gonfle, et les galaxies restent immobiles.
Prenons l'image de Françoise Combes, astrophysicienne : un gâteau avec des raisins. Le gâteau représente l'univers, et les raisins les galaxies ; Par le gonflement de ce gâteau nous retrouvons l'extension de l'univers. Les raisins ne bougent pas mais l'espace entre eux grandit. Quand deux galaxies s'éloignent l'une de l'autre, ce ne sont pas ces deux galaxies qui se déplacent dans l'espace, mais c'est la distance qui les sépare qui augmente (Energie noire). C'est l'espace-temps entre elles qui se dilate. L'univers grandit aujourd'hui de vingt millions de kilomètres par minute.

Si l'univers s'élargit, cela veut dire qu'il était plus petit avant, ainsi, si l'on passe le film à l'envers, plus on remonte le temps, plus l'univers se contracte, et ce jusqu'à considérer tout l'univers contenu en un point, dans un point plus petit qu'un atome. La dissémination brutale de la matière à partir de ce point est ce que l'on appelle le Big Bang. C'est la limite au delà de laquelle on ne sait rien, on ne sait même pas s'il il y avait du temps. Cet événement a eu lieu il y a 13,8 milliards d'années.

En 1965 l'astronome James Peebles et des ingénieurs des téléphones Bell ont entendu un bruit dans l'espace. Après cinq ans de recherche les scientifiques ont découvert ce que c'était : un rayonnement émis au tout début de l'univers. Le Big Bang était validé.

C'est un rayonnement fossile ; ce bruit est composé de photons, les premiers grains de lumière échappés du Big Bang, et ces particules de lumière ont voyagé jusqu'à nous.

C'est la preuve que l'univers s'est amplifié à partir d'un état dense et chaud.

Ce rayonnement a été émis non pas au moment du Big Bang, mais 380 000 ans après ; l'univers était alors à 3 000 degrés. En 1992 une première image est captée par le satellite Cobé,

 fond diffus cosmologique cobé

. Cette image exceptionnelle ne laisse aucun doute, la théorie du Big Bang est validée.

Le 14 mai 2009 le satelite Plank avec son télescope reconstitue une image détaillée de l'espace et prend une photo beaucoup plus précise de l'univers et de son rayonnement émis 380 000 ans après le Big Bang.

 fond diffus cosmologique cobé

Au moment où cette lumière fut émise, l'univers était mille fois plus petit qu'aujourd'hui. Il était aussi beaucoup plus comprimé et beaucoup plus chaud.

La lumière est apparue là où la elle s'est séparée de la matière, et cette lumière nous la voyons toujours avec des instruments appropriés.

Quand l'univers était moins âgé que ces 380 000 ans, il était chaud, il était lumineux mais cette lumière-là était toujours absorbée et réémise par la matière. Elle n'a pas traversé les âges.

Cette théorie du Big Bang est issue de la relativité générale d'Einstein et est la meilleure qui adhère aux preuves que nous avons actuellement. Avant, on pensait que l'univers était statique. Mais Edwin Hubble découvre vers 1920 en fixant son télescope que plus les galaxies sont loin plus elles s'éloignent. Il avait donc découvert que l'univers avait une histoire et qu'il était en expansion!

A partir de cette expansion et si l'on remonte le film en arrière, on peut connaitre mathématiquement l'âge de l'univers.

Son âge est de 13,8 milliards d'années. Pour vérifier l'âge de l'univers les scientifiques on mesuré aproximativement l'âge des plus vieilles étoiles. Celui-ci est compris entre 15 et 12 milliards d'années. Ils ont vérifié aproximativement aussi l'âge des plus vieux atomes radioactifs qui est compris entre 15 et 10 milliards d'années. Il y a donc concordance des âges entre la théorie et ce qu'ils ont mesuré.

Une autre manière de prouver que l'univers est en expansion consiste à mesurer la température des galaxies au temps de la formation de la terre. Quand la terre s'est formée l'univers était à huit degrés ; aujourd'hui, nous sommes à trois degrés. Or, en mesurant la température des galaxies à cette époque, on n'a pas trouvé de galaxies plus froides que l'espace intergalactique. Ce test sur la température valide donc toujours ce scénario du Big Bang. George Gamow a prédit que si on suit cette théorie, en remonte dans le temps, la densité lumineuse de l'univers devrait être plus dense et plus grande que la densité de la matière. C'est à dire un flash.

Et c'est le rayonnement fossile (qui implique une luminosité homogène dans tout l'univers) découvert par Penzias et Wilson en 1965 émis il y a 13,8 milliards d'années qui valide cette hypothèse.

Pour qu'il y ait cette lumière,il faut que l'univers ait été porté à 3000 degrés, et à 3000 degrés c'est là que l'hydrogène apparait. Dans le rayonnement fossile l'univers primitif contient 25% d'hélium et 75% d'hydrogène. Or, pour que l'hélium se produise, il faut passer par la fusion nucléaire de l'hydrogène à une température de dix milliards de degrés. C'est la nucléosynthèse primordiale.

Les scientifiques ont vérifié et on trouvé qu'avant la naissance des galaxies il n'y avait pas d'atomes lourds. Ce qui confirme toujours la théorie, car les atomes lourds ont été formés dans les étoiles.

La théorie du Big Bang prévoit trois familles de particules et le CERN à Genève en 1982 a bien trouvé trois familles de particules. La famille électronique , muonique et tauique.

La théorie du Big Bang éénonce qu'il y avait au tout début des particules de matière et d'anti-matière. On l'observe en laboratoire et on sait très bien les fabriquer. On sait même faire des anti atomes d'hydrogène. Il y aurait eu à un moment donné plus de matière que d'anti matière, et c'est comme cela que la matière a gagné. Si cela n'avait pas été le cas, l'univers ne serait fait que de lumière.

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Avant 380 000 ans l'univers reste inaccessible à l'observation, ependant les scientifiques ont trouvé le moyen de reconstituer le Big Bang par le calcul. Selon leur théorie,

c'est durant ce lapse de temps que se sont formés les ingrédients de base qui aujourd'hui composent notre univers :

Retournons aux sources.

La soupe ou l'antité primordiale.

Les premiers temps de notre Univers sont caractérisés par des températures et des énergies phénoménales,

et pourtant, notre univers était infiniment plus petit qu'un atome, d'une taille de 10-33 cm ; il était vide au sens quantique du terme et était très lumineux.
A partir d'un temps que l'on nommera "J",( on ne sait pas si il y a eu un avant J), l'univers ne cessera de s'agrandir, de se refroidir et de perdre de l'énergie et de la luminosité.

Avant 10-43 secondes, les calculs de la physique s'effondrent, car on n'a pas encore réussi à unifier la physique quantique avec la relativité générale. Aussi, des chercheurs ont conçu de multiples théories pour combler ce vide, mais laquelle est la bonne et l'a-t-on trouvée ? On pense qu'au début un incessant va-et-vient de particules virtuelles est en cours.

Plusieurs théories s'opposent, dont la théorie des cordes, qui est étudiée depuis de nombreuses années, ainsi que la théorie quantique de la gravitation à boucle et la théorie des champs.

Certains scientifiques partisants de la théorie quantique de la gravitation à boucle pensent que ce serait des gravitons qui produiraient d'importantes fluctuations de la courbure de l'espace-temps.

En cosmologie quantique à boucles, le Big Bang en tant que singularité disparaît, et se trouve remplacé par un Big Bounce (un grand rebond).

Il n'y a donc plus de singularité primitive dans l'évolution cosmologique. De plus, plusieurs travaux publiés prévoient que l'inflation cosmique s'y produit de façon naturelle sans ajustement fin.

Des résultats récents montrent que la durée de l'inflation peut être également prédite dans ce cadre et est en accord avec les observations actuelles.

Dans cette théorie le temps et l'espace seraient aussi quantifiés et seraient comme des grains.

Le graviton serait un boson différent des autres particules et serait, en quelque sorte, un concentré de courbure de l'espace-temps.

Pour la théorie des cordes, on pense que ces particules seraient de l'énergie pure, des particules virtuelles en quelque sorte.

Peut-être des sortes de filamments ou des cordes qui tressaillent dont aussi des gravitons. Ce serait une succession frénétique de créations et de disparitions. Cette théorie prévoit un univers avec des dimensions supplémentaires dans l'infiniment petit.

De fait, pour toutes les autres théories qui subsistent pour le temps avant 10-43secondes le Big Bang n'est plus une singularité. La température ne tend plus vers l'infini.

Le théorème d'indétermination.

pour poursuivre il est essentiel de savoir ce qu'est le principe d'indétermination. La mécanique quantique dit que pour une particule massive donnée, on ne peut pas connaître simultanément sa position et sa vitesse avec une précision supérieure à un certain seuil. Plus on essaye de déterminer précisément la position de cette particule ; plus l'incertitude sur sa vitesse sera grande et vice versa.

Un principe similaire s'applique à l'énergie et au temps : pour qu'une particule puisse rester à un niveau d'énergie bien précis, il faut qu'elle reste dans cet état pendant un temps assez long (à l'échelle microscopique). Si l'on réduit le temps passé par la particule dans cet état, l'incertitude sur l'énergie de la particule augmente automatiquement.

d'après la relativité restreinte d'Albert Einstein, l'énergie est équivalente à la masse. En mécanique quantique la masse peut donc apparaître à partir de rien, exister pendant une durée très brève, puis disparaître.

Mais si l'energie peut être soumise au théorème d'intermination ce n'est pas le cas de sa charge électrique, aussi quand un électron apparaît automatiquement, son anti-particule, le positron apparaît également. Les quatres forces étaient unies en une grande force primordiale: La gravité quantique. La première force, la gravitation va se dissocier des trois autres forces donnant d'un côté la force de la gravité et de l'autre. la force électrofaible-forte et C'est cette force électrofaible-forte qui aurait donné naissance aux premières particules de matière. C'est le début de l'histoire que l'on peut reconstituer dans le grand collisionneur du CERN à Genève. Le grand accélérateur de particule du CERN à cheval entre la Suisse et la France recrée, dans le présent, les conditions physiques de l'univers primordial,

et ce début s'appelle le mur de Planck. Nous sommes à 10-43 secondes du point "J". L'énergie de l'univers est de 1019GeV et sa dimension de 10 -35 mètres? Le grand collisioneur recrée l'évolution de l'univers de 10-43 secondes à 10-13 secondes C'est aussi le début de l'inflation cosmique jusqu'à 10-32 secondes.




Début de la matière      quarks

periode 10-43 secondes à 10-36 secondes

D'après les théories les bosons X et Y entrent en jeu. Ils se transforment en quarks, en électrons et neutrinos. La matière est née. Et avec elle, son double de particules miroirs que les physiciens appellent antimatière : antiquarks, antiélectrons (positrons) et antineutrinos. Quand une particule rencontre l'antiparticule correspondante, elles s'annihilent, c'est-à-dire disparaissent, en produisant une particule de lumière : le photon.


à 10-35 celle-ci est dominé par les quarks et les antiquarks.

L'ère électrofaible.

L'assymétrie et le boson x.

A 10-32 les bosons x et y qui sont capables de transformer les leptons (l'électron, le muon et le tauon) en quarks et vice-versa présentent la particularité de ne pas respecter la symétrie entre matière et antimatière.

A partir 1028 k et 10-28 secondes, la force nucléaire forte et l'interaction électrofaible qui étaient en ce moment-là unifiées se dissocient et ces bosons se désintègrent peu à peu. Ainsi, pour un mode de désintégration donné, la probabilité qu'un boson X donne naissance à un quark n'est pas exactement égale à la probabilité qu'un antiboson X donne naissance à un antiquark.

Ainsi, l'équilibre initial entre bosons X et antibosons X est rompu et remplacé par un léger déséquilibre entre quarks et antiquark. Après la disparition des bosons X et y, on compte seulement un milliard d'antiquarks pour un milliard et un quarks, et les photons prennent le relai. L'annihilation matière-antimatière produit de grandes quantités de photons, qui se rematérialisent aussitôt en paires particule-antiparticule.

L'Univers renferme maintenant une soupe de quarks, d'électrons et de neutrinos et de leurs antiparticules respectives, ainsi que de photons, en constante interaction.

Les photons produisent de la matière et c'est leur niveau d'énergie qui détermine la température globale du cosmos. Mais l'expansion cosmique entraîne une diminution progressive de leur énergie.

Or, comme l'énergie est le moteur des transformations des photons, et qu'à ce moment-là il fait 1015 degrés, les transformations de photons en matière se raréfient. Il en résulte qu'au fil du temps les photons perdent une partie de leur pouvoir : il y a de moins en moins de création de paires particules-antiparticules de matière, et l'Univers se vide alors peu à peu de sa matière et de son antimatière pour se peupler de photons.

La température ayant à cette époque suffisamment baissé, Après 10-13 seconde : Les quatre forces sont en place.

La température passe progressivement de 1015 à 1012 degrés (mille milliards de degrés). Sous l'effet de ce refroidissement cosmique, la force électrofaible se scinde : d'un côté, la force électromagnétique, de l'autre, la force faible. C'est à ce moment précis que se serait déclenché le "mécanisme de Higgs" par lequel les particules de matière acquièrent leur masse.

Après la fin de l'inflation, l'énergie des interactions entre particules est encore suffisante pour qu'elles créent un grand nombre de particules exotiques parmi lesquelles les bosons W et Z et les bosons de Higgs.

Une nouvelle étape se produit donc : le confinement des quarks, car les photons n'ont plus la force de séparer les particules,

et l'univers est trop froid pour contrarier l'interaction forte. Les quarks peuvent ainsi s'associer.



Le confinement des quarks     hadron

Vers 10-11 seconde, l'interaction forte oblige les quarks à se confiner et à former des ensembles plus complexes : les hadrons, permettant l'apparition des nucléons, protons et neutrons.

Il existe deux types de hadrons : les mésons, formés d'un quark et d'un antiquark, et les baryons qui sont l'association de trois quarks,

dont deux baryons qui composent la matière ordinaire : le proton et le neutron.

A partir de ce moment, c'est la force nucléaire forte qui gouverne, les quarks perdent leur liberté et se retrouvent emprisonnés.

Le dix-millième de seconde est appelée l'ère hadronique. Celle-ci est dominée par des réactions qui transforment hadrons en photons et vice-versa.


L'ère hadronique

10-10 seconde. L'ère des hadrons commence quand La température passe de plus de 1013 K jusqu'à une température de 10-12 K. Lorsque la température-seuil du plus léger des hadrons est atteinte, l'équivalence entre masse et énergie devient permanente. Lorsqu'un proton et un antiproton se rencontrent, les deux particules s'hanihilent mutuellement et disparaissent. Leur masse est convertie en énergie sous la forme de deux photons. La réaction inverse se produit également. Deux photons qui se rencontrent peuvent ainsi disparaître en donnant naissance à une paire baryon-antibaryon.

L'énergie moyenne des photons à ce moment est déterminée par la température de l'Univers, de 1013 degrés, l'énergie d'un photon est à peu près équivalente à la masse d'un proton ou d'un neutron.

Les photons sont donc suffisamment énergétiques pour donner naissance à ces particules.

Mais, du fait de l'expansion de l'univers, la température du rayonnement baisse et l'énergie moyenne des photons décroît pour finir par passer sous le seuil nécessaire à la création d'un couple de baryons.

C'est la fin de l'ère hadronique mais elle ne marque pas la disparition complète des baryons, car Lorsque les quarks sont nés il y avait une asymétrie entre matière et antimatière. Cette asymétrie se retrouve aussi au niveau des baryons.

Ainsi, après le confinement des quarks, il y a un milliard et un neutrons pour un milliard d'antineutrons. La particule en trop ne trouve pas de partenaire pour s'annihiler et survit donc.

Les photons n'ont plus assez d'énergie pour créer des protons, mais puisque l'électron a une masse 2000 fois plus faible qu'un proton, ils peuvent encore créer des électrons. L'Univers est donc dominé par les réactions de production et d'annihilation de paires électron-antiélectron.


L'ère leptonique

À haute température, électrons, positrons, neutrinos, antineutrinos et photons se trouvent à l'équilibre thermique.

Ils coexistent avec des densités semblables, et possèdent la même température, qui fixe leur densité d'énergie respective.

Les photons peuvent s'annihiler en créant des paires électrons-positrons, et ceux-ci peuvent s'annihiler en créant des paires de photons ou des paires neutrinos-antineutrinos.

Quand la température descend en dessous de l'énergie de masse, les électrons et positrons s'annihilent par paires en produisant deux photons. La réaction inverse ne peut en effet plus se produire car l'énergie moyenne des photons est inférieure à l'énergie de masse des électrons et positrons.

L'énergie des paires électrons-positrons se trouve alors intégralement convertie sous forme de photons. Comparativement aux neutrinos, les photons voient alors leur énergie moyenne augmenter.


Après 10-4 seconde : les quarks s'agglomèrent et les protons émergent.

Le combat continue entre particules et antiparticules.

Il ne reste bientôt plus en course que des protons, des neutrons et des électrons.

Un équilibre précaire se forme alors entre les protons et les neutrons. Alors que les protons, entrés en collision avec un électron ou un antineutrino, se transforment en neutrons, ces derniers, à leur tour, se changent en protons lorsqu'ils rencontrent un anti-électron ou un neutrino.

Pendant ce temps, la température tombe.



Le découplage des neutrinos.

Auparavant, les neutrinos étaient constamment en interaction avec le reste des particules par le biais de la force nucléaire faible. Mais du fait de l'expansion de l'univers les neutrinos n'ont pu continuer à interagir avec cette force.

A 10-6, en dessous de dix milliards de degrés, les neutrinos se découplent des électrons, positrons, et photons car cette interaction faible devient négligeable à basse énergie.ils cessent d'interagir entre eux et avec les autres particules de matière.

les antineutrinos disparaissent et l'équilibre est rompu.

Les neutrinos quantiques seraient 10-18 plus petits que les neutrinos que l'on connaît comme ceux confectionnés par le soleil par exemple, et il n'a pas encore été possible de les détecter.

Ces neutrinos primordiaux sont toujours encore présents dans l'univers.

Les quarks s'unissent par groupes de trois, formant les neutrons et les protons.

Désormais, ils ne participeront plus aux combinaisons qui vont aboutir aux formes plus complexes de matière. Du coup, aux alentours d'une seconde après le Big Bang, l'équilibre dynamique entre protons et neutrons se fige.

Mais la force faible, qui s'exprime enfin, joue les trouble-fête : sous son action, une partie des neutrons se désintègrent en un proton, un électron et un neutrino. Le taux de neutrons se met naturellement à chuter alors que celui de protons ne cesse d'augmenter.



La nucléosynthèse primordiale      noyau

Une centaine de secondes après le Big Bang jusqu'à trois minutes.

Après une seconde : le noyau arrive : protons et neutrons s'unissent.


L'interaction forte

La température chute encore, et atteint un million de degrés : la force forte unit les neutrons et les protons entre eux, ce qui entraîne la fin de l'hécatombe des neutrons. Car une fois lié au proton, le neutron ne se désintègre plus. l'univers contient maintenant environ sept protons pour un neutron.

Avant, les photons possédaient une énergie suffisante pour détruire toute liaison qui se serait mise en place entre un noyau et un électron. Ceci avait deux conséquences : d'une part, la formation d'atomes stables était impossible, d'autre part, les photons n'avaient qu'une durée de vie très limitée puisqu'ils étaient absorbés par le premier atome venu. Mais les photons ont encore perdu de l'énergie et ne peuvent plus empêcher protons et neutrons de s'associer de façon durable.

Les survivants s'unissent donc avec des protons, et au hasard des rencontres forment de nouveaux éléments chimiques : essentiellement de l'hélium (assemblage de 2 protons et 2 neutrons), mais aussi, en très faible quantité, du deutérium (1 proton et 1 neutron), du lithium (3 protons et 3 neutrons) et du béryllium (4 protons et 4 neutrons).

Après trois minutes d'existence, l'univers contient 3/4 de noyaux d'hydrogène (un proton isolé), 1/4 de noyaux d'hélium et des traces de lithium, de béryllium et de deutérium. Le principal est fait.

Il ne manque plus qu'une dernière étape pour voir éclore les atomes : la capture des électrons par ces noyaux.

Lorsque la température de l'univers atteint les 3000 degrés.

Les photons perdent leur pouvoir de nuisance, noyaux et électrons peuvent finalement créer des liaisons durables.


La force électromagnétique prend le contrôle.


L'espace est en effet suffisamment froid - moins de 10 000 degrés - pour la laisser agir. Les électrons libres se satellisent progressivement autour des noyaux qu'ils rencontrent.

L'univers était opaque, car les photons, malgré leur prépondérance, étaient constamment absorbés (puis éjectés) par les électrons et les noyaux atomiques. Sous une température ambiante de près de 4000 degrés vont se former les premier noyaux d'atomes ; d'abord l'hydrogène puis le deutérium et l'hélium.


Après trois minutes : l'atome d'hydrogène est créé.      atome


Avec le confinement des électrons autour des noyaux, les photons n'ont plus que rarement l'occasion de croiser de la matière. La plupart d'entre eux pouront désormais poursuivre leur chemin sans jamais rencontrer de particules.

Comme les photons n'interagissent plus guère, ils peuvent dorénavant se propager librement et l'univers devient en quelque sorte transparent.

Dès lors, le satellite Planck a pu photographier cette image du fond diffus cosmologique présenté plus haut tel qu'il apparaissait 380 000 ans après le Big Bang.

Désormais l'évolution de l'univers va se faire à un rythme beaucoup plus lent.



Recherches

Le grand accélérateur de particule du CERN va repartir avec une énergie que contiennent deux moustiques au lieu d'un, mais il faudrait l'équivalent de l'énergie d'un TGV.



Historiques de l'univers après 380 000 ans.

550 million d'années après le Big Bang naissent les premières étoiles à partir des gaz d'hydrogène et d'hélium déjà présents dans l'univers. Le nuage de gaz s'effondre par sa propre gravité. Mille ans après, on a une proto-étoile qui se forme et qui est tellement concentrée qu'elle commence par rayonner. Puis la température qui est créée au centre de ce nuage de gaz arrive à un million de degrés ou dix millions de degrés, et cela déclenche une réaction nucléaire qui permet de briller comme toutes les étoiles.

Ces réactions nucléaires se forment au coeur même de ces étoiles. Elle produisent tous les éléments aujourd'hui présents dans l'univers comme le carbone, le fer, ou encore l'oxygène. Lorsque ces étoiles ont consommé tout leur combustible, elles gonflent puis explosent en supernova.

La matière produite dans les étoiles se disperse ainsi dans l'espace. Cette machinerie se répète à l'infini et produira les quelques deux cents milliards de galaxies que l'on observe aujourd'hui dans le cosmos.
Chacune d'entre elle est composée de plusieurs centaines de milliards d'étoiles.

Ainsi s'est construite notre galaxie : la Voie Lactée. Il y a 4,56 milliards d'années naissait une étoile : notre soleil.

Des amas gazeux se détachent du soleil en formation et gravitent autour de lui. C'est ainsi que les planètes de notre système se forment et que la Terre apparaît avec celui-ci.

Mais ce qui distingue notre planète est un phénomène que les scientifiques ont encore du mal à expliquer : La vie. Elle proviendrait de la matière.

En 1952 Stanley Miller, biologiste américain, a mené une expérience inédite ; dans un ballon, il a introduit des gaz de la terre primitive, l'a rempli d'eau, a chauffé le tout et a provoqué des étincelles en guise d'éclairs.

Au bout d'une semaine une substance rouge apparaissait au fond du ballon ; elle comportait des acides aminés, des molécules qui sont les composantes de la vie. La preuve est faite. Ce lien entre l'inerte et le vivant, c'est le trait d'union entre les composants de l'univers et nous.

Reste un problème de taille : les acides aminés sont bien les composantes du vivant, mais ce n'est pas encore la vie.

On essaie de transformer cette matière extra terrestre, en matière vivante en laboratoire, mais pour l'instant les scientifiques n'y sont pas encore parvenus. C'est peut-être une histoire de temps qui nous manque.

Les plus anciennes manifestations du vivant sur Terre qui ont été trouvées sont des bactéries contenues dans un sédiment formé dans l'eau datée de 3,5 milliards d'années, mais ces bactéries étaient déjà complexes. Donc un milliard d'années après la formation de la Terre nous avons déjà une preuve de vie complexe mais pour en arriver là, il a bien fallu que des formes plus simples évoluent pendant un milliard et demi d'années dans l'eau. Cependant, la science est encore incapable d'en reconstituer précisément les étapes...


Le point "J"

Qu'y a t-il avant le point "J" ?

Etienne Klein, éminent physicien et philosophe, nous explique très bien ce point. Notre cosmologie occidentale formée sur les trois religions monothéistes, judaïque, chrétienne et musulmane veut que l'on conçoive notre monde comme quelque chose qui aurait était créé. Or, de par le monde, en Asie particulièrement, l'origine n'a pas de raison d'être car selon ces peuples l'univers a toujours existé.

Beaucoup de cosmologies antiques nous parlent aussi d'un état qui était déjà là au départ.

Mais d'aucuns veulent consisdérer que ce point est l'origine de l'univers. Or, lorsqu'on parle d'origine, implicitement, on introduit toujours des causes à cette origine. L'origine de quelque chose n'intervient pas par magie . Il y a bien une cause qui a provoqué l'origine.

Ce qui fait concevoir que l'origine n'est en fait pas une origine mais un achèvement de quelque chose. Et l'origine de ces causes qu'est-ce que c'est?

Rien ne nous permet de dire que l'univers n'a pas toujours été là!

Et même si un demiurge est là,
serait-il à l'extérieur ou à l' intérieur de l'univers?
Et si vraiment un demiurge était à l'origine et à l'exterieur de l'univers comme nos trois religions monothéistes le soutiennent,
- est-ce que ce demiurge en serait l'auteur?
- est-ce que c'est ce résultat qu'il voulait obtenir?
- est-ce qu'il savait ce qu'il faisait???

Je précise que nous sommes bien constitués de poussières d'étoiles et que la physique montre bien qu'aucun demiurge n'a besoin d'apparaître ou d'intervenir durant ce processus!!!!

Ainsi, l'univers ne s'est pas créé en sept jours. L'univers est en perpétuel mouvement, "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (Lavoisier), et nous sommes partie prenante de l'univers.


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Chemin vers 1.1   stratigraphie        Accueil  Chemin vers 1.1.2

          
Introduction
1.1
formation de l'univers 
1.1.1
aux origines de la terre
1.1.2
commencement de la vie 
1.1.3
Rodinia Terre Boule glace
1.1.4
explosion cambrienne 
1.1.5
Ere des poissons
1.1.6
les amniotiques
1.1.7
les dinosaures 
1.1.8
les primates
1.1.9
Chronologie de l'homme
1.1.10
L'homme dans son environnement
1.1.11
Aptitudes remarquables
1.1.12
L'infiniment petit
1.1.13
Croyances et mythes
1.1.14
Echelle stratigraphique
1.1.15
Méditations
1.1.16
Sources
1.1.17
Plan du site
1.1.18
primate
1.1.10.1
outils
1.1.10.2
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