Ere des poissons
Sortie des eaux
Il y a 500 millions d'années, les premiers poissons font leur apparition. Ce sont des poissons sans mâchoire
ni nageoires , qui possèdent une carapace osseuse externe (tel Astrapis, un hétérostracé).
Il y a plus de 460 millions d'années: les insectes et les crustacés apparaissent.
A 50 km d’altitude, là où les rayons du soleil pénètrent dans l’atmosphère, l’oxygène se transforme
en ozone, un gaz qui forme une couche autour de la Terre et absorbe
les rayons mortels du soleil, protégeant ainsi la terre du soleil.
La couche d’ozone s'épaissit au cours
des 120 millions d’années qui suivent et grâce à cela la vie peut apparaître sur Terre.
A l’abri du rayonnement solaire, la vie s’épanouit et des taches de mousse conquièrent la Terre Ce sont les premières plantes terrestres
qui libèrent encore plus d’oxygène dont le taux monte en flèche.
Les premières formes de
végétaux terrestres furent les bryophytes , des plantes qui restent au ras du sol comme les mousses.
On retrouve des spores de bryophytes dès la fin de l'Ordovicien. Puis, à la fin du Silurien, sont apparues
les premières plantes vasculaires , c'est-à-dire des plantes munies de cellules capables de transporter l'eau.
Ce processus d'adaptation est appelé sortie des eaux.
Les graines “vraies”, 370 millions d'années ?
Le sol est recouvert de mousses et de fougère à perte de vue. Certaines plantes font trente mètres de haut.
Les plantes ont déjà atteint un degré de complexité qui leur permettent de former des forêts de grands arbres.
Jusqu’alors les plantes se reproduisaient à l’aide de spores , des particules monocellulaires qui nécessitent
beaucoup d’eau pour croître et survivre.
C’est alors que des graines apparaissent . L'origine des plantes à graines est un mystère qui reste à ce jour
non résolu. Cependant, des données de plus en plus nombreuses tendent à situer cette origine dans
le Dévonien moyen.
En effet, la description en 2004 de la proto-graine de Runcaria Heinzelinii dans le Givetien de Belgique constitue une indication de cette origine ancienne des plantes à graines.
Cependant, les premières plantes à graines « vraies » sont décrites dans le Dévonien supérieur qui est
le théâtre probable de leur première radiation évolutive.
Cette radiation va se poursuivre au cours
des millions d'années qui suivront. Les plantes à graines deviendront progressivement un des éléments
majeurs de pratiquement tous les écosystèmes actuels.
A la différence des spores, les graines charriées par les vents peuvent survivre des mois sans eau et
sans nourriture car elles disposent de leurs propres réserves pour se développer. Toutes ces graines
libèrent encore de l’oxygène et nous aurions pu vivre à cette époque.
Gondwana
Les plaques tectoniques se sont rassemblées en un nouveau continent unique : le Gondwana.
La température ambiante avoisine les 30 degrés et le taux d’oxygène avoisine le taux actuel ;
mais hormis quelques algues, il n’y a pas de végétation car les rayons du soleil meurtriers martèlent
la surface.
Première extinction massive
Il y a 438 millions d'années (Ordovicien-Silurien), première extinction massive : 70 % des animaux marins disparaissent.
Les causes probables ne sont pas clairement établies, mais une importante glaciation aurait entraîné
la baisse du niveau des océans.
Une autre hypothèse est soulevée par Brian Thomas,
astrophysicien (Université Washburn) : un rayonnement gamma, issu d’une super nova, pourrait avoir atteint
la Terre.
Dévonien : Ere des poissons
Les premiers poissons sont apparus à la fin du Silurien (vers - 420 Ma). C'étaient des poissons sans
mâchoire ( Agnathes ) qui ont pratiquement tous disparus au Dévonien; le seul survivant de ce groupe est
la lamproie .
Rapidement, ils ont donné naissance aux poissons à mâchoires : les placodermes,
poissons cuirassés dont le corps était protégé par une véritable armure fabriquée de plaques de carbonate
de calcium (ex., le célèbre Bothriolepis du site fossilifère de Miguasha, en Gaspésie), et les sélaciens,
des poissons cartilagineux (par exemple, les requins actuels).
Ils ont aussi conduit aux poissons osseux primitifs,
les ancêtres des poissons osseux actuels. Parmi ces poissons osseux primitifs , on connaît les
crossoptérygiens ; le fameux coelacanthe Latimeria qui vit dans l'archipel des Comores, en Afrique,
et qu'on qualifie de fossile vivant, est le seul survivant des crossoptérygiens.
Par ailleurs,
les crossoptérygiens ont donné naissance au premier amphibien à la fin du Dévonien (vers -370 Ma).
le tiktaalik: se meut hors de l’eau
Il y a 375 millions d’années, un tiktaalik est capable de se mouvoir hors de l’eau , là où la végétation
est en pleine expansion . Il dispose d’un cou mobile et utilise ses nageoires comme des membres.
Ces caractéristiques anatomiques en font un des plus anciens parents connus des tétrapodes .
Au cours des 15 millions d’années qui suivent, il développe ses membres qui deviennent plus robustes,
passe davantage de temps hors de l’eau et finit par coloniser la Terre. C’est à partir de créatures comme
celui-ci que tous les vertébrés à quatre membres vont se développer : les dinosaures, les mammifères et
enfin l’homme.
Extinction du dévonien
Entre -380 et -365 millions,c'est la deuxième extinction, l'une des grandes destructions d'espèces
animales et végétales de l'histoire de la vie sur Terre.
Elle se situe entre -380 et -365 millions d'années, et ne concerne que peu les plantes
et arthropodes continentaux.
La fermeture de la Paléotéthys (une aire océanique ouverte au nord du Gondwana) modifie la circulation
atmosphérique et le climat se réchauffe.
L'élévation du niveau des mers amène des eaux peu oxygénées
sur les plateaux continentaux.
Une flore et une faune y prolifèrent, favorisées par un afflux
de nutriments continentaux. Cependant, le climat se refroidit de nouveau et les faunes adaptées à
ces eaux chaudes disparaissent.
On constate aussi l'existence de cratères d'impacts datant de cette époque (Frasnien supérieur);
ce facteur de bouleversement paraît cependant secondaire. Malgré tout, une extinction
de masse remontant à -360 millions d'années est imputée à une série d'impacts météoritiques,
dont le cratère du East Warburton Basin près de Melbourne en Australie est un exemple.