Les climats changent mais certains changements s'expliquent.
Milankovitch montra que les caractéristiques de l'orbite terrestre, et l'orientation de l'axe de la Terre pouvaient
changer avec le temps, en affectant le climat. Sur une période d'environ 100 000 ans, la forme de l'orbite terrestre
passe graduellement d'un cercle à une ellipse.
Milankovitch calcula que l'angle d'inclinaison de la Terre varie entre 22,5° et 24,5° avec un périodicité de 41 000 ans.
A l'heure actuelle, cet angle est de 23,26°. L'axe de rotation de la Terre change sur une période de 25 920 ans.
La précession influe sur la durée des saisons.
Autrement dit, actuellement, l'axe de rotation de la Terre est dirigé vers l'étoile Polaire de la constellation de la Petite
Ourse, mais dans 12 934 ans il sera dirigé vers l'étoile Véga de la constellation de la Lyre et 12 934 ans plus
tard l'axe de la Terre sera de nouveau pointé vers l'étoile Polaire.
Il existe bien d´autres rythmes terrestres beaucoup plus lents.
Ainsi le cycle magnétique de la Terre est de 520 ans : il correspond au temps nécessaire pour que les axes
des pôles magnétiques et des pôles géographiques (axe de rotation) se confondent sur le méridien zéro,
dans un même plan. Tous ces cycles vont influer sur le climat.
En ce qui concerne le niveau des mers, il fluctue au rythme des glaciations et des réchauffements. il y a 95 millions d'années, le niveau des océans se situait à environ 300m au-dessus du niveau actuel. il y a 450 millions d'années, il était à 600m au-dessus du niveau actuel . Il y a 18 000 ans, pendant la dernière glaciation, il est descendu 120m en dessous du niveau actuel.
Il y a 8 millions d'années, le long de la côte orientale de l'Afrique, un grand rift s'ouvre progressivement ; il s'étend sur 6 400 km et des montagnes émergent le
long des zones de fracture. Cette zone est surnommée le "berceau de l'humanité" car de nombreux squelettes d'hominidés y
ont été trouvés. Le site de Laetoli en Tanzanie datant d'il y a 3,7 millions d'années a livré des empreintes de pas d'hominidés bipèdes
exceptionnellement bien conservées dans de la cendre volcanique indurée que Mary Leakey, Richard Hay et leur équipe
ont découvertes en 1976-77. Certaines études tendent à prouver qu'ils marchaient légèrement pliés. Une autre
étude en 3D publiée par
Le Royal Society
du 28 juin 2011 prouve qu'ils étaient bipèdes. Les plus anciens du genre Homo sont Homo Habilis ou Homo Rudolfensis. Ils apparaissent en Afrique (Tanzannie, Kenia, vallée
de l'Omo,
et Afrique du Sud), il y a 2,7 millions d'années. Il y a 2,4 millions d'années les Homos Ergaster apparaissent. Ils colonisent toute l'Afrique.
Ensuite, autour de 1,8 million d'années, un regain relatif d'humidité fut peut-être la condition pour la sortie d'Afrique
et les premières traces d'Homo Ergaster/Erectus hors d'Afrique se situent
à Java
il y a 1,7 millions d'années et en Europe
il y a 1,8 millions d'années à Dmanissi en Géorgie, (Asie centrale). Là, une équipe internationale dirigée par David Otaris Lordkipanidzé y a trouvé
des ossements d'animaux comme des autruches,
des loups et des girafes archaïques. Elle a aussi trouvé des ossements humains et des crânes si différents les uns des autres que les divers
classements des Homo Erectus faits précédemment ont été anéantis. En effet, les crânes avaient des caractéristiques propres aux
premiers hommes (Homo Habilis) et des traits plus modernes. Dès lors, il ne resterait qu'une seule espèce d'Homo Erectus.
La carte ci-contre nous montre les aires de vie des Néandertaliens et Des dénisoviens. Entre les deux se situe une aire où
ils ont vécu ensemble. Le pourcentage de Denisoviens en nous et de Néandertaliens est aussi indiqué. (Analyse de Svante Pääbo)
il y a 2,3 à 2,6 millions d'années, au Paléolithique archaïque, le plus vieil outil retrouvé est le Chopper attribué à (Homo Habilis)
On le retrouve principalement sur les sites de Gona Hadar (Ethiopie), Koobi Fora, Vallée de l'Omo et Oldoway (Tanzanie).
C'est la civilisation Oldowayenne.
Des traces de feu (attribué à Homo Erectus) ont été datées de 1,3 millions d'années, mais rien ne prouve que le feu ait été maîtrisé.
Entre 200 000 ans et 100 000 ans, les restes fossiles sont marqués par l'apparition de caractères modernes.
C'est le cas des fossiles des niveaux supérieurs de Laetoli (crâne LH18), des formations supérieures de la vallée de l'Homo (crâne omo 1)
et de nombreux restes en Afrique du Sud, et c'est à la même époque qu'apparaissent les Néandertaliens en Europe.
Daté d'il y a 100 000 ans, des chercheurs ont mis à jour, dans la grotte de Blombos en Afrique du Sud, des restes d'outils présentant des traces d'ocre ;
des coquillages (pour servir de récipients) et
des marteaux de pierre pour faire de la poudre, la poudre servant à colorer. Il y a 77 000 ans, plusieurs fragments d'ocre ont été retrouvés dans la grotte de Blombos en Afrique du Sud Il y a 73 000 ans, plus ou moins 4 000 ans, une énorme éruption du volcan Toba situé dans l'île de Sumatra en Indonésie:
Latitude/Longitude : 2.58 N/98.83 E ;
Altitude : 2 157 m ;
Estimée à 8 sur l'échelle VEI, selon l'article du The National Academy of Sciences rédigé par Michael Storey et son équipe, l'éruption
a envoyé dans l'atmosphère du dioxide de soufre qui, se mèlant à des molécules d'eau, a provoqué une réaction chimique qui l'a
transformé en acide sulfurique. Il y a 70 000 ans, le climat change à nouveau, il devient plus tempéré.
Sur leur chemin, certains Homo Sapiens vont rencontrer et se croiser avec d'autres homos
comme les Néandertaliens et les Dénisoviens.
Il y a 40 000 ans le climat de l'Europe se refroidit, nous sommes au coeur de l'été, et pourtant la végétation
est recouverte de givre et les fleuves sont gelés ; les changements naturels dans l'orbite de la Terre, la teneur en gaz
carbonique et les courants d'eau chaude autour du globe contribuent à la chute des températures. La grotte de chauvet recèle les plus anciennes gravures pariétales puisqu'elles datent de
l'aurignacien, de 35 000 ans à 31 000 ans BP. Cette grotte a aussi été occupée pendant le gravétien ainsi
que de nombreuses grottes ornées comme Lascaux, Pech Merle, Altamira etc... L'art rupestre n'est pas limité qu'à l'Europe ;
partout dans le monde, sur les cinq continents, de nombreux dessins subsistent laissés par de nombreux peuples.
Ces chefs-d'oeuvre
témoignent de systèmes de pensée sophistiqués communs à tous les Homo Sapiens.
Le climat se réchauffant et se stabilisant autour de 30 000 ans (transition de l'étape glaciaire 3 à l'étape 2), les populations locales des Homo Sapiens
s'accroissent fortement, se répandant en Europe et en Asie du Nord, et l'Homo Néanderthalensis s'éteint. Il ne faut pas oublier l'art pariétal comme dans la grotte de Chauvet (30 000 ans) ou dans la grotte de Lascaux (17 000 ans)... Il y a 30 000 ans le climat se stabilise, les populations locales des Homo Sapiens s'accroissent fortement,
se répandant en Europe et en Asie du nord et des preuves archéologiques
d'une présence de l'homme moderne se révèlent de plus en plus. (Culture gravétienne en Europe, fossiles Zhoukoudian -
homme dit de Pékin - en Chine). Il y a 20 000 ans, la progression des glaciers s'arrête. Une grande partie de l'hémisphère nord est recouverte d'une couche
de glace qui atteint, par endroit, deux kilomètres et demi d'épaisseur. Des milliards de mètres cubes
d'eau sont prisonniers des glaces. La mer est à moins 110 mètres. C'est entre -17 000 et -15 000 ans qu'eut lieu un premier réchauffement (dit réchauffement solutréen) et on assiste à une première
fonte des glaces. Le niveaux des eaux remonte de 30 mètres, et la mer commence à recouvrir le talus continental jusque-là préservé des effets mécaniques de l'érosion marine.
Les tribus qui vivaient paisiblement au bord de la mer, où ils trouvaient
facilement leur nourriture doivent s'établir plus à l'intérieur des terres. Les humains ont pu se rétablir. Il y a 15 000 à 13 000 ans, on assiste au réchauffement du Bolling-Allerod. La glace en fondant dégage l'hémisphere nord, le paysage est différent.
Les glaciers ont creusé d'immenses vallées qui se remplissent d'eau de fonte et c'est ainsi qu'ont été formés
les grands lacs d'Amérique du Nord. Les glaciologues pensent que le plus gros de la débâcle eut lieu en moins d'un siècle, suite à
une série de cataclysmes en chaîne (l'un alimentant le suivant). Le niveau de la mer augmenta alors de près
de 20 mètres en quelques années seulement ; elle est alors à moins 80 mètres.
La plus ancienne construction monumentale découverte à ce jour est : Göbekli Tepe qui signifie la colline du nombril.
Le site a été érigé 7 000 ans avant les pyramides. Impensable mais pourtant vrai.
Le site aurait été abandonné en 8 000 av. J.C., et volontairement enfoui au Néolithique précéramique B.
Le site est une colline, faite par la main de l'homme, de 15 mètres de haut pour un diamètre de 300 mètres. Il est situé à une vingtaine de kilomètres au
nord-est de la ville
d'Urfa en Turquie, anciennement Edessa ou Orhay ou Erekh. Du sommet de cette colline on voit les monts Taurus au nord et Karacadag à l'est, et au sud, la vallée de Harran qui s'étend jusqu'en Syrie. Seule la vue ouest est en partie occultée par les montagnes avoisinantes.
À ce jour, quatre enceintes entrecoupées par d'énormes piliers de calcaire pesant plus de 10 tonnes
ont été dégagées. Selon Klaus Schmidt, " elles symbolisent des assemblées humaines, et les pierres levées,
disposées en cercle, représentent des personnages stylisés ".
« Toutefois », selon Klaus Schmidt, « une chose étrange s'est produite vers 8 000 ans av. J.C.,
pendant la transition vers l'agriculture : Göbekli Tepe a été enterré délibérément, et non pas
par une coulée de boue. Pour des raisons inconnues, les bâtisseurs ont décidé d'enterrer le site.
La terre que nous retirons sur les pierres a été placée ici par l'homme. Toutes ces collines sont
artificielles. »
Il y a 11 400 ans, le Dryas récent marque la fin soudaine de la période glaciaire,
en à peine une décénie. La stabilisation climatique qui s'ensuit, sans précédent au cours des 100 000 dernières
années, permet le développement de l'agriculture, probablement avec la propagation concomitante de certains
langages et les types mtDNA, par exemple en Europe (langages indo-européens) en Afrique du Nord (langages
afro-asiatiques).
Entre -11 000 et -8 000, une longue période de stabilisation autour du niveau -55 mètres de la mer s'ensuivit.
Ce seuil est très identifiable sur tous les talus continentaux et il est même considéré
comme un repère clé par les océanographes. Durant cette période d'accalmie, les populations en ont profité pour se sédentariser puisque
la superficie de leurs terres n'était plus constamment remise en cause par la mer. De chasseur cueilleurs, les peuples sont devenus agriculteurs. L'ouverture de nouveaux passages maritimes importants se formèrent,
notamment le détroit de Messine (entre l'Italie et la Sicile avec la formation des fameux Charybde, le tourbillon,
et Scylla, le rocher) et les Bouches de Bonifacio (entre la Corse et la Sardaigne jusque-là soudées).
Dès 11 700, la mer Egée envahit le lac
de Marmara. La bipartition de -6 700, c'est ce qui sans doute est resté dans la mémoire des hommes : le mythe du déluge.
vers - 3300 des civilisations apparaissent l'une d'elles est en mésopotamie ou il se produit une révolution urbaine avec l'apparition, dans la région
de Sumer, de nombreuses cités dotées d'une organisation sociale hiérarchisée, dominée par un roi-prêtre.
Il fait chaud et sec, la forêt se transforme en savane et
le paysage devient aride.
Entre 14 et 4 millions d'années, les scientifiques ont trouvé très peu de traces de fossiles, nous privant ainsi d'une connaissance
sur notre ancêtre commun aux grands singes.
Une théorie
connue sous le nom d'East Side Story, a été proposée par A. Kortlandt, puis popularisée par l'anthropologue Yves Coppens.
La formation du rift aurait conduit à une différenciation climatique et environnementale majeure entre la région située à l'ouest,
humide et boisée, et la région située à l'est, beaucoup plus sèche et occupée par la savane. A partir d'une souche commune,
deux lignées évolutives auraient divergé aboutissant à l'ouest aux grands singes arboricoles, et à l'est aux Australopithèques,
groupe d'hominidés bipèdes incluant les ancêtres d'Homo Sapiens.
La théorie considérait que, comme son milieu naturel disparaissait, les
primates auraient été contraints d'abandonner les arbres pour aller dans
la savanne ; les Australopithèques se seraient alors redressés pour voir au dessus des herbes.
C'est l'apparition de la bipédie qui serait une adaptation à la savanne.
Depuis, Abel puis Toumaï ont été trouvés à l'ouest, au Tchad, et des scientifiques comme Pascal Picq pensent maintenant que
comme certains grands singes sont bipèdes (30 % de bipédie chez les bonobos), et que ceux-ci vivent dans les arbres,
l'ancêtre de l'homme vivait peut-être aussi dans les arbres tout en étant bipède et donc il faut peut-être chercher du côté
des ancêtres des singes pour trouver notre ancêtre.
Traces de pas de Laetoli
Le Genre Homo
Homo Habilis a de petites dents et un petit cerveau, Homo Rudolfensis a
un plus gros cerveau mais des dents plus épaisses et est plus apte à la bipédie qu'Homo Habilis. Homo Habilis fabrique des outils,
ce qui lui permet une meilleure alimentation en viande. Les protéines ainsi ingérées auraient accéléré son évolution, en
particulier le volume de son cerveau.
La formation de la calotte glaciaire en Arctique entraîne une sècheresse en Afrique,
ce qui provoque le recul des forêts. Les deux espèces disparaissent vers 1,3 millions d'années. On ne sait pas encore
qui est candidat pour l'ancêtre de l'homme ; Homo Habilis étant en définitive trop proche de l'espèce vivant dans les arbres.
L'étude des faunes et des flores, en particulier en Afrique de l'est, témoigne d'un refroidissement et d'un assèchement
qui débutent à l'échelle globale avec la formation des deux calottes polaires. Les bovidés ainsi que les cercopithèques,
des primates vivant dans le même environnement que l'homme, se sont également fortement diversifiés en Afrique de l'est
à cette époque.
Période et Lieux de Vie d'Homos Erectus
Celle-ci vivait dans un milieu tempéré. Les données paléontologiques et géologiques de Dmanissi et de sites voisins décrivent
un climat semi-aride associé à des écosystèmes divers. Ce site est associé à de riches habitats lacustres et
ripicoles, sur les berges desquelles se mêlait une faune de prédateurs et d'herbivores issus des forêts et des steppes voisines.
Les premiers outils
Datées d'il y a 1,96 millions d'années, les premières traces d'un campement humain structuré ( site Fj-1) ont aussi été retrouvées à Olduvaï.
Il s'agit d'un amoncellement de galets, d'outils en pierre et d'ossements, d'éclats, illustrant les activités d'Homo Habilis.
Cela devait être certainement une aire de dépeçage éloignée de son campement à cause des prédateurs.
les premiers bifaces sont datés d'environ -1,3 millions d'années.
Le Feu
Une étude internationale publiée dans PNAS, annonce que les scientifiques auraient trouvé des traces d'os et de végétaux brûlés
dans des sédiments de la grotte de Wonderwerk, en Afrique du Sud. Ceci tendrait à nous donner la preuve qu'un foyer alimenté
existait à cet endroit. Il a été daté d'un million d'années. Il aurait été utilisé à l'époque par les Homo Erectus occupant
les lieux, au moins 300 000 ans plus tôt que ce qu'envisageaient les précédentes découvertes.
Des discussions sont encore en cours sur cette découverte.
Un site en Israël, Gesher Benot Ya'aqov daté de 790 000 ans, semble recéler la première trace connue de feu
domestiqué par les Homo Erectus : un petit nombre d'objets brûlés (bois et silex, graines)
suppose la présence de feux allumés et non naturels. Gesher Benot Ya'aqov est situé aux alentours de la mer Morte, au carrefour des mouvements
migratoires entre l'Afrique et le reste du monde.
En France, la grotte de l'Escale (dans la vallée de la Durance), daté de 600 000 ans revèle des vestiges d'une faune archaïque,
quelques éclats, et des lentilles cendreuses qui peuvent témoigner d'une existence de l'un des plus anciens feux allumés en Europe,
mais l'hypothèse d'un incendie de forêt naturel n'est pas encore exclu.
A partir de -450 000, -400 000 ans, le premier feu est vraiment attesté : dans la grotte de Menez-Dregan, à Plouhinec (Finistère).
Des hommes y entretiennent des foyers tout comme à Zhoukoudian, en Chine. Des feux servaient à durcir à la flamme outils en os et en bois de cerf,
comme l'atteste l'analyse des charbons.
Vers 300 000 ans, l'usage du feu se répand en Europe.
Homo Sapiens
Certains scientifiques émettent l'hypothèse qu'une première vague d'Homo Sapiens serait sortie d'Afrique il y a 100 000 à 125 000 ans.
La dernière grande glaciation (le Pléistocène) a débuté il y a environ 110 000 ans, jusqu'à atteindre son paroxysme il y a 20 000 ans.
La glace recouvrait la quasi-totalité de l'hémisphère nord et de l'hémisphère
sud, ne laissant libres que la région équatoriale et autres endroits épars.
Les scientifiques ont trouvé les premières tombes au Moyen-Orient datant d'il y a 100 000 ans, avec une disposition du corps semi fléchi
et accompagné d'offrandes telles que des outils lithiques et des ossements.
Première forme d'art
Ce sont les premières traces de formes d'art jamais retrouvées jusqu'ici.
dont deux blocs usés, présentant des traces d'utilisation, avec des motifs géométriques gravés en forme de croisillons.
Aucun squelette n'a été trouvé et nous ne pouvons pas savoir avec certitude à qui appartenaient ces oeuvres d'art.
41 coquilles de gastéropodes (Nassarius kraussianus) percées y ont été aussi retrouvées suggérant la confection d'un collier.
Eruption du Volcan Toba
Une équipe internationale d'archéologues menée par Michael Storey a
daté avec précision cette éruption : 73 880 ans.
Ce nuage mortel couvrait un périmetre de plusieurs milliers de kilomètres autour du volcan et
s'étendit par la suite à presque toute la planète en occultant les rayons du soleil. Les températures chutent alors.
la flore meurt et la terre révèle un spectacle de désolation. La neige et la glace recouvrent alors une partie importante
des continents. C'est une période glaciaire qui commence.
C'est la plus grande éruption connue de ces dernières 25 millions d'années. Des scientifiques soutiennent que la catastrophe de Toba
causa un hiver volcanique qui dura
de 6 à 10 ans et engendra probablement une période de refroidissement de l'ordre de 1 000 ans. Deux équipes travaillant indépendamment
vont être à l'origine de cette trouvaille :
Une équipe au Groënland qui faisaient des relevés dans les strates de la calotte glaciaire
et une autre au fond des océans travaillant sur des échantillons de foraminifères prélevés dans la mer.
La teneur en oxygène décroît, ce qui prouve que la température des mers a chuté de 5°C.
Selon le professeur Ambrose, cela conduisit à une chute de la moyenne des températures d'environ 3 à 3,5 °C pour plusieurs années.
Une chute globale de 3 à 3,5 °C peut conduire à une baisse de plus de 15 °C dans les régions tempérées.
Ce changement radical de l'environnement serait à l'origine de ce qui a été appelé un « goulet d'étranglement » (bottleneck)
de population chez les différentes espèces d'hominidés qui existaient alors.
Des éléments génétiques comme l'étude des mitochondries suggèrent que tous les humains vivant aujourd'hui,
en dépit de leur apparente variété, descendent d'un petit groupe de quelques milliers d'individus qui vivaient en Afrique orientale.
En utilisant les taux moyens de mutation génétique, certains généticiens ont estimé que ce petit groupe
vivait à une période coïncidant avec la catastrophe de Toba.
À l'encontre de cette théorie, 500 outils de pierre montrant
une continuité des techniques traditionnelles ont été découverts dans le sud de l'Inde à Jwalapuram , ce qui tendrait à démontrer qu'il n'y a pas eu d'extinction
car l'activité humaine ne semble pas avoir été perturbée pendant cette période.
Les récentes analyses paléoclimatiques menées dans les sédiments du lac Malawi infirment aussi l'idée d'une catastrophe climatique
durable affectant l'Afrique de l'est. L'étude des pollens montre bien un changement de la flore, synonyme de changement
climatique.
Dans le journal Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, les chercheurs ont écrit qu'ils ont découvert des signes
très convaincants d'un changement drastique dans la couverture végétale. Les forêts ont régressé et la pluviosité a baissé
dans les régions de l'Inde centrale pendant au moins mille ans, juste après l'éruption du Toba.
En soutien à la théorie d'une « génération de Toba » et à une origine commune relativement récente, l'unité culturelle
humaine s'observe au travers de l'analyse des langues, des cosmogonies humaines et de ses mythes fondateurs.
Toutes les langues auraient une origine commune, ce que tend à confirmer l'étude des mythes humains, où l'on retrouve
des thèmes analogues, des archétypes fondant les structures morales des cultures.
Sortie d'Afrique
Cet hybridage n'était pas fréquent, mais nous avons 2,5 % des gènes néandertaliens en nous tandis que certains
asiatiques ont 5% de dénisoviens.
Les lignages africains qui sont restés en Afrique n'ont pas de gènes néandertaliens
ni de gènes de dénisoviens. N'en déplaise aux racistes, ce sont les africains qui sont de race originelle.
Glaciation
La planète et ses habitants
entrent dans une période glaciaire. Les glaciers progressent de 30 centimètres par jour, le long de l'hémisphère nord et
creusent de vastes dépressions dans le sol.
L'art pariétal
Le Project Stage Three a découvert que les Aurignaciens, hommes modernes contemporains
des derniers Néandertaliens, ont subi le même sort qu'eux et ont disparu avec eux.
Certains chercheurs notamment du project Stage Three émettent maintenant l'hypothèse que les hommes de l'aurignacien ont disparu
eux aussi vers -37 000 ans, remplacés
par les hommes du Gravettiens : ils auraient survécu aux bouleversements climatiques grâce à une technologie supérieure
(armes et outils plus légers), et à une organisation sociale plus complexe, en groupes familiaux unis et suffisamment structurés
pour suivre les troupeaux nomades, et à une meilleure utilisation des ressources permettant de passer d'un mode de vie plus
sédentaire à celui engendré par le refroidissement climatique.
Les preuves
archéologiques d'une présence de l'homme moderne sont plus nombreuses (culture gravétienne en Europe, fossiles Zhoukoudian -
homme dit de Pékin, en Chine).
De 39 000 ans à 41 000 ans, les Hommes de Néandertal disparurent ; seuls survivent
à travers nous leurs gènes présents en nous, et notamment certains variants liés au métabolisme des graisses,
particulièrement retrouvés chez les Européens actuels.
Les spécialistes des paléoclimats situent le dernier maximum glaciaire entre -25 000 et -17 000 ans.
C'est donc à cette époque que s'est constituée la fameuse terrasse sous-marine de -110 mètres, profondeur maximale
(pour le Quaternaire).
Un niveau de plus ou moins -110 mètres a été retrouvé dans le monde entier.
L'océan s'y est maintenu pendant plusieurs milliers d'années.
C'est la grande époque du pléniglaciaire, contemporain du paléolithique supérieur, avec ses civilisations bien connues :
le Moustérien, d'abord, puis l'Aurignacien, le Gravettien et le Solutréen.
Grâce à cet abaissement des eaux, des terres émergent entre l'Amérique et l'Alaska
formant une passerelle. Certaines théories maintenant controversées, veulent qu'un petit groupe d'Homo Sapiens,
ait emprunté ce passage vers les Amériques, mais d'autres théories supposent qu'ils sont passés en suivant les côtes en bateau,
emmenant avec eux le langage ancestral des amérindiens.
On retrouve leur codage génétique ABCD à travers les Amériques. C'est le dernier continent à être colonisé.
Maximum Glaciation il y a 20 000 ans
Le groupe d'Homo Sapiens qui est arrivé en Amérique se retrouve séparé à cause
des conditions glaciaires. Un petit groupe survit en Béringie (perdant les types originels B,C and X)- Leurs descendants
deviendront plus tard les populations parlant esquimau-aleute et dene. Le plus grand groupe devient les Amérindiens
qui colonisent les Amériques, allant jusqu'à Meadowcroft en Pennsylvanie), il y a environ 18 000 ans.
Réchauffement Climatique
Migration des halogroupes mitocondriaux des Homo Sapiens par Maulucioni.
La diversité restreinte qui en résulte dans le nord est mise en évidence
de nos jours par la prédominance saisissante du A (presque 100%) chez les esquimaux-aleutes et les denes ; par le pourcentage (50-60%)
de H et de V en Europe nord-occidentale, et par une perte totale du type minoritaire X et même du type majoritaire B en Asie du Nord.
Des cultures archéologiques distinctives apparaissent.
Première construction monumentale, début de l'ère Mégalithique
La zone exploitée par l'homme serait de 300 à 500 m2 selon les estimations.
Au vu de la façon dont sont sculptées les monolithes, la roche
était probablement extraite avec des pioches en pierre.
Il y a quelques années, Klaus Schmidt et son équipe découvrirent une pierre en forme de T, à moitié
extraite d'un lit de pierre à chaux, à un kilomètre du site. Cette énorme pierre mesure 9 mètres de long
et était apparemment destinée à rejoindre les autres piliers de Göbekli Tepe. « La pierre est fendue, elle a
donc dû se casser », explique Schmidt, « lorsque cela est arrivé les constructeurs l'ont probablement
abandonnée pour en commencer une autre.»
Nous étions tous noirs à l'origine. Les divergences de couleur de
peau apparurent progressivement au fur et à mesure que l'Homo Sapiens avançait vers le nord.
La peau n'ayant plus besoin de la mélanine mais au contraire d'un plus grand besoin de soleil s'est éclaircie. D'après Svante Pääbo,
génétiquement il n'y a pas de différence entre la peau d'un noir et la peau d'un blanc ; ce sont juste les points de mélanine qui diffèrent.
Certains Homo Sapiens se sont donc éclaicis, mais d'après différentes analyses, cela s'est produit il y a peu de temps.
"Le Déluge"
La mer était à -55 mètres, c'est la fin du tardiglaciaire, qui a vu l'éclosion de la civilisation magdalénienne et l'essor du
Mésolithique.
L'entrée dans le Postglaciaire ou Holocène commence.
C'est la période de la plus grande catastrophe terrestre recensée depuis 10 000 ans. Pour la première fois depuis longtemps,
les eaux froides de la mer du Nord rejoignent les eaux salées de l'Atlantique au large des Pays-Bas, suite à un gigantesque raz-de-marée parti des côtes de Norvège. Celui-ci est
dû à la fonte de la partie occidentale du glacier scandinave, qui représentait le quart de la masse
totale et dont on a estimé le volume à 200 000 km³. C'est un nouveau passage ouvert d'une façon irréversible
qui change tout l'environnement géographique, mais aussi culturel de la région.
Plus à l'est, c'est la débacle : l'eau
du glacier scandinave, après avoir traversé une bonne partie de l'Europe, en suivant le cours des grands fleuves
(le Dniepr principalement et dans une moindre mesure la Volga et le Don), envahit la mer Noire ouverte au sud
depuis peu, et va se déverser pendant une année au moins dans la mer Egée .
Il y a 6 000 ans la glace s'est retirée jusqu'aux pôles autour de l'Arctique et de l'Antartique.
L'ère mégalithique va s'étendre et va arriver en Europe par l'intérieur des terres ainsi que par l'extérieur, mais elle
va mettre trois mille ans pour arriver dans l'ouest de la France. Elle remplacera progressivement les sociétés de l'art pariétal,
les chasseurs cueilleurs.
Les Premières grandes Civilisations connues
Ces communautés pratiquent le culte de la déesse de la fécondité.
l'une des plus prestigieuses cités est Uruk. Celle-ci serait à l'origine de
l'écriture et du mythe du déluge. Notons que plusieurs déluges ce sont créés dans cette région et le déluge mentionné dans la bible
serait lui aussi situé à une époque plus récente à savoir au troisième millénaire.
Une autre civilisation au combien grandiose apparait est la civilisation égyptiennne. Elle se crée autour de la vallée du Nil d'abord
dans le sud de la haute Egypte.
L'inondation prévisible du fleuve et le contrôle de l'irrigation de la vallée produit des récoltes excédentaires
qui alimentent le développement social et culturel du pays.
La civilisation égyptienne est caractérisée par le culte des dieux et des morts. Ainsi, les constructions les plus
importantes sont des tombes, des mastabas et des pyramides.
L'ère du bronze va émerger, puis l'ère du fer et très vite nous allons arriver jusqu'à nous avec nos ordinateurs, nos fusées mais pas encore
conscients que notre avenir résultera de l'évolution, et que demain nous serons autres!!!!
Il est prévu que la Terre vive encore 4,5 milliards d'années et nous n'avons accompli que la moitié du voyage.
Chemin vers 1.1.10
       
Chemin vers 1.1.12